La découverte d’un moteur dans le vélo d’une jeune concurrente belge lors des championnats du monde de cyclo-cross 2016 a fait l’effet d’une bombe dans la mesure où ell e confirme la suspicion née en 2010. Cas isolé ou seule partie visible de l’iceberg, les vélos de course “motorisés” ne datent pourtant pas d’hier mais les systèmes utilisés restent mystérieusement invisibles…

Tour des Flandres 2010. Cancellara dépose littéralement Tom Boonen dans le mur de Grammont. Une semaine plus tard, rebelote sur le plat de Paris-Roubaix. Une accélération foudroyante du Suisse laisse le peloton au ralenti. Des changements de vélo entre deux secteurs pavés sèment également le doute. C’est le début de la suspicion de la présence de moteur dans le vélo chez les professionnels. Depuis, le doute sera renforcé par des accélérations sèches de Froome en montagne, le vélo de Ryder Hesjdal qui continue de tourner sur lui même au sol après une chute lors d’une étape de la Vuelta en 2014 ou encore des changements répétés de vélos par Alberto Contador sur le Giro 2015 qui alimentent la méfiance. Autant de suspicion, mais pas d’amorce de preuve… Malgré la menace de contrôles des vélos au scanner depuis les doutes de 2010, les commissaires de l’UCI n’ont jamais rien trouvé, ni prouvé. Rien, jusqu’aux championnats du monde de cyclocross 2016 à Zolder, où un contrôle inopiné du vélo de la jeune belge Femke Van Den Driessche, espoir pour la médaille d’or dans sa catégorie U23, mettra au jour qu’il y avait bien un moteur dans son second vélo, qu’elle n’aura pas le temps d’utiliser en course.

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