Après l’été, histoire de s’accorder une petite rallonge de “fun”, nous avons choisi de vous emmener hors des sentiers battus ou, plus exactement, hors des routes habituelles, pour une sortie mixant routes, pistes cyclables, pardon, voies douces et même petits sentiers. Chaussez des pneus solides, mettez de la crème solaire et en route.

Caminobike est spécialisé depuis longtemps dans le séjour à vélo, avec une grosse tendance sur le VTT. Toujours au fait des dernières tendances, après avoir proposé des randonnées itinérantes en VTT à assistance électrique, Greg Jean, alias “Monsieur Camino”, ne pouvait ignorer le gravel puisqu’il le pratique lui-même. Il nous emmène à la découverte de la région d’Autrans, au nord du Vercors, là où il a, depuis quelques années, installé le gîte Camino. Découverte.

Contrairement à une sortie classique, telle que vous les connaissez dans Top Vélo, l’idée de ces quelques pages n’est pas de vous indiquer un parcours tout tracé, mais plutôt de vous faire découvrir des attraits du gravel, comme si vous veniez rouler avec Camino. Précisons tout de suite que la majorité de cette pérégrination peut être effectuée avec un vélo de route “normal”, simplement équipé de roues alu de préférence basses (pour le confort), lesquelles seront montées avec des pneus de 25 et des chambres à air solides, le plus gros risque d’une pratique hors bitume restant la crevaison. Après, tout sera question de “doigté” pour éviter, par exemple, les projections de cailloux sur les cadres. Bien sûr quelques chemins empruntés seront à réserver à des machines plus polyvalentes, type cyclo-cross ou gravel, mais ils sont finalement assez peu nombreux et toujours évitables car proches d’une route.

Sur un plateau
Première destination, le plateau de Gève est l’un des trois gros secteurs de ski de fond et raquettes d’Autrans. On peut y monter par la forêt en utilisant des sentiers qui, l’hiver venu, se transforment en pistes de raquettes. Peu techniques, ils requièrent malgré tout des développements adaptés pour vous éviter de mettre pied à terre trop souvent. Sinon, on peut y monter par une jolie route au milieu des bois. Le sentier la rattrape de toute façon à quelques centaines de mètres du sommet. Une fois sur le plateau, la liberté est totale : des pistes (de ski de fond l’hiver) partent dans toutes les directions. Il n’y a qu’à choisir. Pour notre part, nous continuons vers le fond du plateau et partons à la découverte d’un lapiaz, une impressionnante formation géologique, sorte de grosse dalle de roche calcaire parcourue de réseaux de fissures, parfois très profondes, creusées par le ruissellement des eaux de pluie, et qui, une fois recouverte de neige, est extrêmement dangereuse. Et, même si l’endroit est connu, chaque hiver apporte son lot d’accidents.

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